gavigan histoire

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gavigan histoire

Message  Capitaine Jack la tare le Mar 30 Mai - 8:34

Je jure sur les Dieux que chacun des faits relatés ici est véridique, sans fable ni fadaise.
Veuillez me pardonner si quelques erreurs ou omissions parsèment ce document, tout cela est fait à partir de ma mémoire défaillante.

(Ceci est un compte-rendu romancé des aventures d'un personnage de GN lors des événements de Kandorya. Pour plus d'info, se reporter à l'article de Mademoiselle H, Kandorya (1) – le pourquoi du comment ?
Bien sûr tout ceci a été fait avec objectivité et la plus grande rigueur morale que l'on puisse attendre d'un tel personnage)

An de grâce 1254, ou à peu prés. La Santa Quimera, navire pirate à la fière renommée, accosta sur les rivages de l’île de Kandorya, afin de participer à l'exploration et l'exploitation des ressources disponibles prés du port d'Edanorya : des esclaves, de l'or à piller et beaucoup, beaucoup de rhum à ingurgiter. Pleins d'espoir et avides de conquêtes, nous fûmes 7 à descendre à terre afin de se goinfrer de richesse et de gloire. Moi-meme le second,en compagnie de notre bain aimé capitaine, sir Mylord, noble personnage s'il en est, Perce-neige la vigie au regard troublé par le jus de pomme dont il se rassasie a longueur de journee; Gueule de chien notre quartier maitre,  Tournedos a la langue fourche,  notre maîtresse coq aux cakes redoutables par leurs saveurs esquisses, et une sorcière vaudou montée à bord pour on ne sait qu'elle raison (mais personne n'a osé la déranger avec pareille question- ça a des pouvoirs redoutables les sorcières ) sous les ordres de mon frère de sang, le capitaine Gavigan, dont je n'osais encore porter le nom, moi qui n’était encore que son second et néanmoins âme damnée.

L'île de kandorya est une vaste terre nouvellement découverte, lieu d'une foire annuelle où se rencontrent tous les peuples ayant affaire sur cette île. Bien que depuis quelques années des peuples aussi étranges que bigarrés s'y côtoient, seule la guilde des marchands y possède un avant poste commercial,  une "ville" si l'on puit dire. Un ramassis de casemates essayant de construire une paix relative entre tous ces gens louches : des pirates assoiffés d'or, des orcs aussi stupides que violents, des barbares ignares, des mercenaires sans honneur, tout plein d'elfes différents voir même des chevaliers si hautains  qu'ils tentent de fonder leur propre citée à eux.

Bref. On y trouve de tout. Surtout des ennuis...



JOUR I
Notre découverte du lieu fut faite sous les pires auspices : refusant de nous mettre à dos une puissante nation d'enfants de putains et de demi créatures monstrueuses, les Enfants des cailloux ou un autre nom tarabiscoté dans le même genre, nous allâmes en pourparler avec leur chef, le Grand Frère de cette racaille comme il se faisait appeler, afin de montrer notre bonne volonté et d'affranchir Perce-Neige notre esclave.

En effet voulant gagner honnêtement notre labeur, nous fîmes paraître dans la gazette locale nos activités lucratives. Mais visiblement certains chez ces mercenaires savaient lire, et dès notre accostage  nous eûmes la visite de deux émissaires venant nous prévenir que ceux ci ne toléreront pas une telle activité.

Ne connaissant personne, nous décidâmes de montrer notre bonne volonté, d’où notre présence devant ce" Grand frère".

Las, cet immonde chacal d'un ton hautain voulut nous prouver que sa supériorité était telle, que de toute façon c’était soit nos vies, soit l’abandon pur et simple du commence fructifiant des bipèdes qui nous attendait ! Immonde pourceau !

Rusés nous fûmes, feignant de baisser la tête face à un tel manque de respect envers nous autres, gentilshommes de la mer, le temps que nous prenions nos marques sur ces nouvelles terres qui nous tendaient les bras.

Laissons ici le brave capitaine, qui passa des heures interminables à la table de l'amiral Barbe noire, car la première journée fut très constructive pour votre serviteur et ses acolytes : ayant eut à bord un vieux compagnon devenu depuis peu garde du bourg pouilleux qui jouxte le port ou était amarré notre magnifique navire, nous eûmes confirmation que la garde récolterait les impôts payés par les colons dans la journée du lendemain, accompagnée par une forte escorte de mercenaires et d'orcs soudoyés par une vague histoire de bébés demi-peau verte rendus à leurs propriétaires. Nous décidâmes logiquement que cet or qui nous tendait les bras serait bientôt à nous !

Échafaudant les pires scénarios possibles et les plans les plus machiavéliques qu'un pirate puisse créer, nous décidâmes de recruter un artificier qui se chargerait de faire un maximum de bruit pour attirer l'attention des mercenaires qui mèneraient le cortège ; puis, accompagné par un collègue, je me rendis auprès d'un couple d'orcs nauséabonds une offrande à la main (une liqueur dégoûtante à la couleur rosée comme une peau de bébé, de quoi assoiffer ces mangeurs de chair humaine), ainsi qu'un vieil espar de bois retrouvé à fond de cale où des inscriptions incompréhensibles intéresseraient les orcs selon certains savants de l’île. Après d’âpres négociations, l'orc, qui n’était autre qu'un chef de leur tribu, accepta que lors de l'assaut du lendemain, les orcs se coucheraient au premier coup, nous laissant ainsi libre de ravager les rangs de la garde afin de prendre notre or : une bonne chose de faite !
(accessoirement, ce morceau de bois stipulait des "droits" aux gobelins égaux à ceux des orcs, et l'orc apprécia beaucoup que le silence fut fait sur ce point là ; tant que les gobelins ignoraient ça, tout irait bien)

Hélas, trois fois hélas, on ne peut toujours compter sur les membres de son équipage ! Gueule de chien, le quartier-maître à bord, issue d'une vieille lignée de serviteurs de la famille Gavigan, ne sut rester discret lors qu’à l'heure du repas, alors que nous tentions d’enquêter sur une rumeur d'objet sacré chez le chef de la garnison, qui, si nous l'avions entre les mains nous aurait permis de marchander la résistance de ceux-ci lors de l'attaque, et tel le benêt illettré et tête brûlée qu’il était, il manqua de respect à la bannière sacrée qui protégeait l’entrée du camp de la garnison, ainsi que l'heure du repas, sacré également pour ces crève- la-faim sans ambition.
Lorsque des membres de la garnison se dirigèrent vers lui, n’écoutant point les ordres de son second, il préféra rester à la taverne plutôt que de les affronter, ou mieux, revenir sur le navire pour s'assurer d'avoir assez d’alliés pour mettre minables les trois faquins. Bien sûr je m'interposais, bravant l'ordre établi, mais ne pouvant compter ni sur Gueule de chien ni sur aucun renfort, et ceci face à la garnison au complet qui observait de l'autre coté de la place, je laissais celle-ci emporter notre quartier-maître ; trois adversaires auraient était chose facile pour moi, mais que diable, la garnison complète ! Aidé du juge protégeant la ville et de sa milice, je n'aurais pu que finir aux cotés de Gueule de chien dans un fond de cale, à subir un interrogatoire musclé !

Revenant avec notre équipage et le capitaine enfin libéré de ses contraintes, nous revînmes pour entendre les cris de Gueule de chien, ce pourceau fébrile incapable de se taire, et tentâmes de le faire libérer avant qu'il n'avoue notre plan dans son intégralité ! Las, le capitaine de la garde se croyant tout permis, osa tenir tête à notre brave capitaine, le menaçant même de l'affronter pour lui apprendre la vie ! Mais notre capitaine, cherchant à apaiser la situation temporairement, me fit remettre l’épée au fourreau devant un tel affront, et amadoua si bien le pauvre homme (malheur à lui ! Amocher ainsi gueule de chien, mais sans moi, quel toupet !) qu'il libéra gueule de chien en piteux état, sous condition : un concours de mets fumants avec notre maître-coq devait avoir lieu le lendemain en place publique pour déterminer le meilleur cuisinier de l’Île !

Revenus au camp, nous pûmes attendre le lendemain que notre machiavélique plan se mette en place : tout était prêt, il restait juste à attendre, boucan sur le feu et bouteille de rhum à la main...



JOUR II

Après notre première nuit à terre, l'attente commença. Prévue pour l'après-midi sous la chaleur écrasante d'un soleil de plomb, la tournée des impôts savait se faire désirer. Pendant ce temps certains membres de l'équipage profiteront de leur quartier libre pour flâner (et la ville de Vandavel est fichtrement loin en plein cagnard) et tenter une approche d'un de leur seigneur chevalier, dont le frère, une fripouille sans vergogne, avait fait partie de l'équipage quelque temps avant qu'on le balance par dessus bord.
D'autres s'essayeront à leurs penchants les plus pervers, comme faire pousser des plantes, vendre leurs charmes pour quelques piécettes ou pire, prêter allégeance à une guilde quelconque ! Profitant de l'absence du capitaine, encore à profiter de multiples réunions inutiles où le fameux Barbe Noire cherchait à se faire élire et fomenter le meurtre de l'actuel commodore des pirates. Une hérésie à mon goût ce poste de commodore, mais que puis-je y faire moi, un simple second ?

Enfin l'heure approchait. Allant rallier les pirates pour venir nous prêter main forte, je tombais sur une créature étrange en armure surdimensionnée, avouant être adepte du chaos, et foutre le boxon étant notre spécialité il se joint à nous dans un élan de plaisir non dissimulé.
Puis, l'attente, encore... visiblement la digestion était difficile pour la garde... Et la mise en place un peu compliquée - ce qui prouve clairement qu'un navire bien dirigé sera toujours plus efficace qu'une bande de gueux à calotte de fer sur la tête.
Oui l'attente... la majorité des pirates se lassant, nous fûmes de moins en moins nombreux lorsque enfin, ils s’engagèrent à  remplir leur boulot.
Las, nous étions peu, et surtout nos plans machiavéliques pour détourner la menace des orcs et des mercenaires fut un grand fiasco : aucun d'entre eux ne se présenta. Seule la garnison protégeait deux poneys chargés d'or qui ne demandait qu'a être cueillit.
Bille en tête, Gueule de chien et son tempérament belliqueux et votre serviteur à l'humeur exécrable se rapprochèrent des gardes afin de montrer la voie. Puis Gueule de chien se lança contre la garnison, et il n'est pas dit qu'un Gavigan laissera un membre de son équipage se faire massacrer ! Lançant l'assaut, nous vîmes les autres pirates petit à petit se lancer dans la bataille le combat put enfin commencer !



Mais trop tard ! Bien que massacrant à tour de bras ces bons à rien, nous fûmes trop lents et ils purent s'engager dans un défilé de tentes et le long des murs de la ville, ce qui nous obligea à faire un combat de rang, pour lequel les pirates ne sont guère équipés. Mes talents de tacticien me dirent qu'en contournant le problème, voir à pénétrer dans la ville pour refermer les portes de la citée au nez et à la barbe de ses propres défenseurs nous pourrions les acculer et les vaincre facilement. Hélas dans le fracas de la bataille je ne put me faire entendre. Lorsque je voulus tenter de mettre  mon plan en action, il était trop tard : les gardes avaient atteint les portes de la citée sous le couvert de deux canons qui mirent à terre un grand nombre d'entre nous.  Le combat était fini, le trésor hors de portée mais peu importe, la Santa Quimera pouvait se montrer fière de sa première action d'éclat, et chacun parti fêter la bataille dans les tavernes ou à son camp.
Point d'or, mais que d'aventures à raconter !



Bien que. Gueule de chien semblait être resté sur le carreau. Mais nous le vîmes revenir, le visage ensanglanté.  Visiblement il fut pratiquement achevé par un des gueux de la garnison, à qui il gardera une rancune tenace. Peu m'en faut je dois dire, que ce pirate d'eau douce face sa guerre personnelle, cela ne me concerne pas encore...

Puis nous pûmes profiter d'un repos bien mérité, à observer ces peuples barbares aux costumes et coutumes étranges, profitant de notre temps libre pour savourer ce calme et la paix jusqu'au soir. Car la nuit était à nous : quand nous comprîmes le premier soir que les gens vaquaient à leurs occupations à travers la plaine dans l'obscurité de la nuit, les bourses remplies d'or alors que nous étions si pauvres, nous décidâmes de créer une tradition qui perdurerait longtemps : le dépouillage en bonne et due forme jusqu'à faire régner la terreur dans la nuit !

Avec entrain nous partîmes en quête de victimes innocentes. Après quelques assommages en règle, dont Mylord se fit une spécialité, nous eûmes la surprise d'assommer... ce faquin des enfants des cailloux qui nous avait si mal parlé aux premières heures de notre arrivée !
Bien sûr notre honneur criait vengeance, mais nous avions eut le temps d'en apprendre un peu plus sur cette faction, une des plus populeuses et puissantes de l'île, composée de créatures mi-hommes mi-bête (j'ignore qui était la mère), de magiciens et d'autres choses pires encore ! Un groupe riche et puissant, en relation avec la plupart des peuples présents sur l'île...
Nous hésitâmes il est vrai. Mais il était évident qu'à son réveil, il chercherait à se venger... Bien qu'il n'ait vu que le visage de l'un d'entre nous, à peine éclairé par une bougie.
Mais si tu chies dans les bottes d'un pirate, il chiera deux fois dans les tiennes disait mon paternel, et ainsi nous prîmes notre décision: nous égorgeâment ce chien comme un porc, afin de lui montrer qui étaient les boss dans la plaine...

Plus tard au camp, tentant de nous réchauffer de la froideur des nuits kandoryennes, nous entendîmes des hurlements à travers la plaine...visiblement une de leurs bêtes avait trouvé le corps de leur Grand Frère, le chef de leur faction puissante, que nous avions égorgé dans la nuit comme un vulgaire paysan...
Bien que courageux de nature, j'avoue que notre soirée fut bien morose. Soit il était mort, mais des nécromanciens ne pourraient-ils faire parler son fantôme ? Pire, nous revendiquant pirate jusqu'à porter le tricorne et le chapeau à plumes, leur faudrait-il longtemps pour découvrir que nous étions les responsables ?
La nuit s'avérait courte, car les rumeurs les plus folles commençaient à circuler, et nous ne donnions pas cher de notre peau le lendemain.
Alors que nous allions tenter de dormir, le gardien du code des pirates, l'homme de main de Barbe Noire le nouveau commodore, vint s'entretenir avec notre capitaine : si nous étions coupables, il y avait peut-être un moyen de nous sauver...


JOUR III
Ainsi fut fait : la légende raconte que notre belle Santa Quimera prit la mer cette nuit là  mais qu'un incendie la réduirait en cendres, nous à bord. Seul notre capitaine, mon propre frère serait resté à terre, et subira donc la vengeance des enfants des cendres.
Ainsi fut fait. Nous cachant à bord du Niebelungun, un des navires de l'armada de Barbe noire, nous laissèrent notre capitaine affronter son destin l'air digne et grave. Des rumeurs plus tard nous rapporteront que son corps fut mutilé, et que chaque enfant des cendres vint le torturer tour à tour, prolongeant son supplice des heures et des heures.
Puis son corps fut démembré et sa tête exposée à l'entrée de leur camp.
Nous ne pûmes lui être d'aucun secours. Errant dans la ville comme des âmes en peine, nous attendions simplement l'heure de quitter cette île sous les ordres d' un nouveau capitaine sur un nouveau navire.
Enfin la nuit venue, lorsque les habitants de l'île faisaient ripailles et se saoulaient avant l'heure du départ, nous nous glissâmes jusqu'au camp des enfants pouilleux afin de récupérer ce que l'on pouvait de notre fier capitaine. Ainsi nous repartîmes de Kandorya, aussi fiers que contrits, en possession de l'unique relique de notre héroïque ex-capitaine, sa paire de couilles marinées dans du vieux rhum arrangé...
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